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Ouvrages auxquels j'ai participé :
Prem Couv

mettre en place un plan de travail en classe

Ici je contribue par un chapitre sur l'utilisation du Plan de Travail en formation d'adultes

 

CHERCHEUR

Cinq années de parcours doctoral à Paul Valéry, Montpellier en sciences de l'éducation et de la formation autour du développement professionnel des enseignants m'ont permis d'appréhender les enjeux de la recherche en sciences humaines appuyée sur des méthodologies scientifiques.

Je participe depuis à des projets de recherches collaboratives (LéA, E.C. de Toulouse, de Lyon...) et j'éprouve l'intérêt de ces projets qui allie recherche et développement professionnel.

Vous trouverez ici quelques textes que j'ai écrits. Cela va de billets d'humeur à des textes plus pensés et construits. Vous trouverez aussi des textes écrits par d'autres. Je les intègre ici car ils sont source d'inspiration pour moi. Et pour vous ?

 Présenter ses pratiques de classe devant des pairs : mise en « je » et développement professionnel ?

Mémoire de Master 2 - « Analyses et Conception en Éducation et en Formation (ACEF) » - Université Paul-Valéry  - Montpellier - Département des Sciences de l’Éducation - UFR 6

Pierre Cieutat
Sous la direction de Thérèse Pérez-Roux
Professeure des Universités en Sciences de l’Éducation,
Université Paul-Valéry, Montpellier3
LIRDEF EA 3749

Résumé :

Cette recherche a étudié un dispositif de formation continue d’enseignants particulier : des enseignants viennent présenter pendant une heure et demi, leurs pratiques de classe à des pairs. Nous avons interrogé 3 enseignants qui ont présenté le même jour. Six entretiens semi-directifs ont été analysées de manière transversale autour de différents thèmes saillants. Les résultats de ces analyses font ressortir que ce dispositif permet d’interroger fortement les dynamiques identitaires des présentateurs. Les résultats confirment que ce dispositif permet d’engager les présentateurs dans une logique de développement professionnel.

Pour lire l'ensemble du mémoire en PDF

Seront rassemblés ici des liens vers la présentation d'école en recherche du présent et du passé : 

  • La maison des 3 espaces

Les groupes d'analyses de pratiques

mémoire professionnel -  IUFM de Montpellier

Pierre Cieutat - 2006

 

Table des matières  

 icone pdf

Être soi-même

 

Qui sommes-nous ?

 

Cette question, cette quête, ce mystère est celui de notre humanité.

 

Pour vivre en société, nous avons dû apporter à cette interrogation des réponses, dont la synthèse constitue notre moi. Mais cette identité, nous l’avons intériorisée à partir du regard des autres sur nous, particulièrement le regard des parents et des figures majeures de l’enfance, et aussi des récits que, très tôt, « on » a raconté à notre sujet. Ce « moi » que nous croyons être est donc conditionné, un personnage fictif ; fabriqué en réaction aux contraintes de nos premiers environnements. La caractéristique principale de ce personnage auquel nous sommes identifié est d’être défini. Nous sommes capable d’en donner une description, car il est dans une large mesure identique à lui-même : il y a un noyau dur en nous, qui est, croyons-nous, véritablement nous, et qui n’est pas susceptible de changer. C’est notre identité (du latin idem, le même), qui nous permet de nous sentir en sécurité, notamment parce que, étant prévisible, nous sécurisons les autres. Ce que nous avons été, nous le sommes et le serons. Mais il y a des moments où nous nous surprenons nous-même : ce que nous faisons ou disons ne nous ressemble pas. Ce peut être pour le pire. Tel, habituellement calme et posé, est soudain emporté dans un terrible accès de violence ; tel autre, père et mari aimant, disparaît et change de vie... C’est le moi qui explose, sous la poussée de forces longtemps refoulées du champ de l’identité. Révélation subie, non préparée, douloureuse et parfois destructrice. Mais ce peut être aussi pour le meilleur. N’avons-nous pas tous connu ces « moments de grâce » où naît le geste juste, la parole authentique, l’acte fécond ? Une rencontre amoureuse, et dans une spontanéité qui nous déconcerte, nous laissons se dire des paroles neuves, qui nous révèlent à nous-même en même temps qu’à l’aimé(e)... La détresse d’un ami, et voilà les mots justes qui sortent de notre bouche, et disent des vérités qu’il nous semble découvrir en les disant... Et ces circonstances historiques exceptionnelles, lorsqu’il faut être un héros ou un lâche, et que dans l’action nous découvrons en nous-même des forces et des capacités que nous ne soupçonnions pas. Plus tard, c’est l’étonnement : comment ai-je été capable de cela ? Il est des moments où nous sommes plus que nous-même.

 

« Je est un autre », disait Rimbaud, décrivant là ce moment étrange où je laisse passer à travers moi des choses qui n’appartiennent pas à la définition de moi-même. Inspiration : parce que j’ai su lâcher le savoir sur moi-même, et jusqu’à la notion de mon identité, je laisse s’exprimer la spontanéité créatrice de mon être profond. Alors, je me découvre autre que ce que je croyais être. Je fais connaissance avec moi-même. La connaissance de soi, c’est ne plus rien savoir sur soi, et soudain se laisser surprendre par soi-même. C’est ne plus être le même, ce moi trop bien connu. On n’est vraiment soi-même qu’en s’étonnant de soi.

© Denis Marquet

L'intention en Pédagogie

J’ai été interpellé par un article de V. Decker dans le Nouvel éducateur n°204 qui dénonçait la récupération et la dénaturation de certains concepts ou outils des pédagogies actives et Freinet comme les compétences, le temps individualisé et de soutien, les projets.

On pourrait aussi ajouter les caisses coopératives d’école qui étaient à l’origine des outils d’émancipation pour les élèves des classes et qui sont devenus, dans la plupart des cas, des cadres pour que les adultes gèrent de l’argent à l’école…

Les mots et les outils ne sont ni bon ni mauvais. Ce qui est vraiment déterminant c’est l’intention qui existe dans la mise en place des outils ou des concepts. La pertinence ou la valeur d’un outil n’existent pas en tant que tel. Avec un marteau je peux construire une maison, ce qui est plutôt jugé positivement, ou tuer sauvagement quelqu’un…

Le fait d’être instit. m’oblige à mettre en œuvre des outils, des techniques ou des concepts. Ce sont les effets de ces mises en œuvre qui seront  à apprécier. L’analyse de ces effets me permettra d’une part d’affiner, d’adapter au groupe classe que j’ai avec moi en ce moment et d’autre part de révéler la réalité des intentions qui sous-tendent mon action.

Par exemple, si je mets en place un conseil pour augmenter l’étendue du contrôle sur la classe, cela se verra sur le moyen terme au style du conseil qui existera. Si j’en suis satisfait, cela s’intégrera dans mon dispositif pédagogique. Si il y a un écart avec l’intention que je pensais avoir, cela pourra, avec du recul, m’aider à mettre à jour mes véritables intentions ou mes représentations.

Pierre Cieutat

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